Marseille Cassis, le sport et moi.

 

Il y a quelques mois j’ai eu l’idée un peu folle de m’inscrire à cette mythique course qu’est le Marseille-Cassis. Folle car je m’explique, si l’on m’avait dit il y a quelques années que je pourrai ajouter « semi-marathonienne » à mes compétences j’aurai dit LOL !

Je n’ai jamais été une sportive de haut niveau, bien que depuis 3 ans j’ai pleinement intégré une activité sportive à mon quotidien et que je prends plaisir à aller à la salle de sport faire un cours de body combat ou de RPM ! Mais la course… J’ai eu du mal à l’intégrer !

Concrètement quand on y prend goût c’est bon pour tout, ça fait une sortie pour prendre l’air, physiquement tout le corps travaille et c’est là que j’ai appris à me dépasser (Car je peux le dire ici, je ne me suis jamais mise dans le rouge dans un cours en salle). Alors que quand je cours… J’ai senti à plusieurs reprises que je frôlais mes limites ! (notamment lors de séances bien corsées de fractionné avec mon copain !)

En mars à commencé le challenge : J’ouvrais ma page Alvarum à la recherche de dons pour la ligue contre le cancer car je courrais pour cette asso. Inscrite en solo d’abord, j’ai flemmardé de longs mois, l’inquiétude commençant à grandir en me disant « faut que j’aille courir, faut que j’aille courir…. » Lorsque je partais en sortie seule et que je faisais un temps merdique ou peu de kilomètres je rentrais chez moi dépitée en me disant « je n’y arriverai pas ».

Puis mon sauveur a débarqué et m’a remis sur pieds ! Mon copain, amateur de course à pied (mais ne lui parlez pas de compétition : l’attente, la foule, courir pour une médaille il n’en voit pas vraiment l’intérêt). Mais il m’a quand même proposé de m’entraîner et de faire la prépa MC avec moi. Nous avons donc officiellement commencé à nous entraîner fin août pour une course ayant lieu fin octobre.

Vous me direz 2 mois avant c’est un peu short pour une personne qui n’a jamais dépassé les 10k de sa vie.

Et pourtant aujourd’hui je ne suis pas peu fière de dire que j’ai participé et terminé cette mythique course. 3 semaines avant j’ai pu dégoter un dossard pour mon copain qui finalement s’était laissé prendre au jeu de l’entraînement et avait rejoint mon aventure sportive.

J’avais affronté la gineste 15 jours auparavant (départ de l’obélisque jusqu’en haut du col puis retour à la voiture, ce qui m’avait fait faire réellement la grosse partie montante qui m’effrayait le plus !) je partais donc relativement sereine me disant que le plus dur je l’avais déjà fait, restait plus qu’à le refaire !

Jour J nous voilà nous levant aux aurores, à manger un bon petit dej et c’est parti. Nous retrouvons des copines mais n’ayant pas les mêmes objectifs (à savoir : le finir pour moi et pour elles faire un temps sympa du genre inférieur à 2h) nous courrons juste à 2 avec mon copain. Ce dernier me promet qu’il ne me lâchera pas et je lui en suis reconnaissante ! Car il aurait pu se faire plaisir et le faire réellement pour lui.

Je sortais d’une bronchite et ce qui m’inquiétais le plus était d’être ric rac niveau respiration, je suis partie paquet de mouchoirs à la main ! Y a des jours comme ça on sait qu’on va subir la course, j’étais dans ce feeling, quelle déception… Les 10 premiers kilomètres ont été mon Everest, d’autant qu’étant partis les derniers nous voyions beaucoup de gens marcher (dur de continuer à courir quand tu vois ça…Mais j’ai rien lâché.) Au dixième grosso modo le parcours s’âplanit et on entame le plateau de Carpiagne semi remontant, semi descendant. Et là plusieurs choses me viennent à l’esprit :

« L’arnaque je croyais que c’était 10 bornes de montée et 10 k descendants !!! »

« #°%¨%HOLY SHIT#@@!!! Ça s’arrête quand ?! »

Miraculeusement au 12ème kilomètre je sens un regain de force en moi et là je commence vraiment à kiffer l’expérience. Les 8 kilomètres sont un bonheur et je me sens terriblement bien ! Oublié la cheville qui piquait jusqu’alors, le nez bouché et autres tracas, je déroule sans me poser de questions.

Le moment le plus marquant a été le moment où j’ai commencé à apercevoir Cassis me disant « dieu que c’est beau par chez nous quand même ! » et réalisant la chance que j’avais de vivre cette expérience. Les choses simples sont parfois les meilleures. L’accueil au port de Cassis et voir ma maman qui était venue nous soutenir sont des moments exaltants que je ne suis pas prête d’oublier.

Et si je me suis dit pendant la montée « sa mère, plus jamais la refaire ! »Aujourd’hui je me dit « why not » 🙂

Bilan : 2h20, des douleurs aux hanches et au dos le lendemain mais que du bonheur !

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